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Les coups de griffe de l'ours

Sans grande distinction, toute la presse s’étonne, et s’émeut, de voir que des montants considérables - il est question de 172 milliards d’euros – sont envoyés par les entreprises belges dans les paradis fiscaux. Ce chiffre provient des déclarations de ces entreprises elles-mêmes, ce qui semble montrer qu’il ne s’agit pas, pour l’essentiel, de fraude fiscale.

En revanche, il est vrai que, naturellement, les entreprises préfèrent envoyer de l’argent dans des pays peu taxés que dans ceux où, comme en Belgique, elles sont victimes d’un véritable matraquage fiscal.

Il est difficilement compréhensible qu’on le leur reproche, dès lors que les opérations réalisées sont a priori légales.

Ce qui serait réjouissant pour la Belgique, c’est que les entreprises étrangères y envoient beaucoup de fonds, pour procéder à des investissements dans notre pays. Malheureusement, c’est l’inverse qui se produit, notamment en raison du démantèlement, quasi-total, du système des intérêts notionnels. Celui-ci était loin d’être parfait, et il aurait été nettement préférable de réduire l’impôt pour toutes les entreprises, que de favoriser celles qui disposaient de beaucoup de fonds propres. Mais la réforme fiscale belge, qui aurait pu servir à attirer des investissements étrangers, a été complètement ratée, parce que sa philosophie était de réduire le taux de l’impôt, sans réduire l’impôt lui-même, en prévoyant une série de mesures qui, au contraire, venaient accroître la charge fiscale.

Nos gouvernants devraient apprendre qu’on investira toujours de préférence dans les pays où les charges sont les plus basses. Sinon, comme on le voit, l’argent part ailleurs …

L'ours mal léché

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